Allocution d’ A.Tsipras à la suite de l’Eurogroupe
Première bataille gagnée.
La Grèce a obtenu hier dans le cadre de ses négociations un succès considérable en Europe. Au cours d’une négociation dure et difficile, – et peut-être première véritable négociation – nous avons fixé des objectifs, nous avons tenu un discours cohérent, nous avons fait preuve de détermination mais aussi de flexibilité, pour atteindre enfin notre objectif principal. Je souhaite tout d’abord remercier de tout mon cœur chacun d’entre vous, grecques et grecs, pour votre grand soutien au gouvernement. Ce [soutien] était l’aide la plus décisive, la plus puissante arme de négociation.
Avec cet appui inégalable, nous avons remporté hier une bataille, mais pas la guerre. Les difficultés, les vraies difficultés, et non seulement celles qui s’attachent à la négociation et aux relations avec nos partenaires, se trouvent devant nous.
Il y a une vingtaine de jours, nous avons reçu un pays au bord du gouffre, avec des caisses vides…
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Mise en scène
Un deux trois soleil les rideaux s’ouvrent spectacle le regard s’ouvre que vois-je Je avec mes yeux de l’extérieur et ceux de l’intérieur Moi en personne personne je vous le disais bien qu’il me semblait que il n’y a personne rien à voir rien ou personne personne… Jamais… Rien… Mais?…
Un deux trois soleil les rideaux s’ouvrent spectacle le regard s’ouvre naissance jeu de regard que vois-je jeux de l’extérieur jeux de l’intérieur jeux jeux je m’amuse muses muses Je s’amuse jeux sans limite jeux interminables Je s’ennuie nuit nuit nuit profonde puits puits et puis… Et puis…
Tu m’épies? Qui es-tu? Toi? Toi? Tais-toi t’es Toi Toit toi toit au-dessus de moi qui suis-je que suis-je tu me suis tu m’épies pie pie qui fait son nid au-dessus de moi tout en haut sur mon toit toi toi pour me surveiller pour m’observer moi moi moi sous le toit et toi sur le toit de bas en haut de haut en bas tu me toises du haut du toit en ardoises pie voleuse tu me voles des fragments de vie pie voleuse tu voles de tes propres ailes et moi moi moi je t’envie je voudrais voler je ne sais pas pourquoi je me sens pousser des ailes elle elle prend son envol et je la suis des yeux si belle belle si belle en plein ciel…
Un deux trois soleil les rideaux s’ouvrent dans le ciel spectacle le vide au-dessus de moi prend forme nuages cavalcade sonorisation le vent souffle l’orage gronde spectacle en noir et blanc puis colorisation aurores boréales reflets jeux de lumière prisme qui suis-je que suis-je suis-je capable d’accéder à cette contemplation pourquoi comment scénarisation maestro bravo bravissimo quel spectacle et moi moi dans le spectacle quel rôle le rôle de celui de celle qui regarde pourquoi comment qui suis-je où vais-je les rideaux vont retomber retombent tombent tombent au royaume des ombres mon ombre tombe tombe tombe…
L’avenir improbable
Nostalgie
Ce texte, qu’elle avait conservé dans un cahier comme une fleur fanée, avait pris la fonction d’un fanal… Il balisait le passé… Quelques années seulement s’étaient écoulées, un siècle… Pire, ce passé récent était coupé du présent, séparé de lui par une frontière impitoyablement infranchissable : la continuité de la vie s’était brisée. Derrière, transformés en mythe, âge d’or, paradis perdu, les temps à jamais révolus avaient laissé quelques hiéroglyphes, des souvenirs jaunis, et cette impression désagréable de flotter à la surface d’événements qui n’avaient pas de profondeur…
Nouvelle édition 2015
Partage
C’était un bonheur inouï, insoupçonné, une véritable naissance… Etre vraiment ce que l’on est sans rien soustraire, dire l’inconnu comme le connu, se révéler, se dévoiler à sa propre conscience comme à celle de l’autre, partager enfin l’Etrange et le rendre familier, promettre de ne jamais cesser d’explorer, et se donner ainsi une chance, plus tard, de retrouver le lien qui relie à soi-même… Voilà ce que l’amitié lui avait offert. Pour la première fois, quelqu’un l’écoutait, la comprenait. Elle donnerait à lire à son amie les quelques mots qu’elle avait griffonnés à la hâte sur la route en ce dimanche pluvieux de mars. Il pleuvait, elle marchait, les rues étaient grises… Elle portait une attention extrême au battement de ses pas. Un homme arrivait en sens inverse, penché vers le sol. Il s’était engouffré dans la porte de l’une de ces maisons de briques aux murs uniformes. C’était simple. Il avait disparu, il restait une vision. Elle-même était devenue pluie, un ruissellement de larmes…
La révolution
Ce matin-là, elle avait vu son amie surgir à l’opposé de la rue, les pans de son imperméable blanc cassé écartés comme des ailes, son vélomoteur pétaradant plus que jamais et zigzaguant entre des groupes qui s’étaient formés bizarrement sur la chaussée elle-même – des voitures klaxonnaient, des poids lourds ralentissaient à la limite de l’arrêt total – et, alors qu’elles étaient sur le point de se rejoindre près de la grille du lycée et de se mêler aux groupes qui s’y étaient agglutinés, elle l’avait entendu hurler, aussi haletante que son deux-roues motorisé, hors d’elle, tout en réussissant avec virtuosité un remarquable dérapage, « C’est la Révolution! C’est la Révolution!…
Flexion-réflexion
Cet homme
là
tout rabougri, tout recroquevillé
noirci par les intempéries, l’âge, les soucis
cet homme qui semble absent à lui-même
penché vers le sol pour se protéger des rafales de pluie
cet homme sans âge et peut-être sans âme
cet homme fini
que voit-il?
dans sa marche courbée
sur l’orbe de la terre
Pékin enfonce le coin entre les USA et l’UE à propos de lUkraine.

Source : Xinhua
BEIJING, 9 février (Xinhua) — Alors que sa critique virulente de la proposition des Etats-Unis de fournir à l’Ukraine des armes résonne encore aux oreilles, la chancelière allemande Angela Merkel est arrivée à Washington lundi pour une visite qui sera probablement teintée d’embarras et d’amertume.
Cette critique et la visite surprise de Mme Merkel à Moscou vendredi dernier avec le président français François Hollande a dévoilé une faille dans l’alignement de l’Occident contre Moscou sur la question de la crise ukrainienne.
L’Union européenne devrait rester ferme sur sa position. Sa poursuite d’un dialogue avec la Russie en vue de résoudre la crise ukrainienne est une bonne solution, tandis que l’idée de Washington d’armer l’Ukraine ne sera que contre-productive et dangereuse.
Comme l’a souligné Mme Merkel alors qu’elle admettait que les négociations avec la Russie étaient difficiles, la proposition des Etats-Unis ne permettra pas d’accomplir « les progrès dont l’Ukraine…
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