instants

Arpèges

Si peu
trois mots
deux silences
le soupir de la lune
l’eau claire d’une nuit d’√©t√©
la chanson douce des étoiles
du bout des doigts sur la corde d’une guitare
dans le jardin parfumé de jasmin
quelques notes en cascade
éclaboussent les passants
en riant

 

 

Le rayon vert

Merci, cher Jan :)))

Les Cosaques des Frontières

Rayonvert

Le silence est éblouissant. Nous sommes sur le toit du monde. Les sommets s’offrent à nous, innombrables et resplendissants sous la lumière dorée du crépuscule. Je pense à Julien Gracq, le géographe, à la compréhension soudaine des forces du paysage qu’il évoque à l’issue d’une escalade. Intense jubilation. Sentiment incomparable de plénitude. Je me sens immortelle. Très haut dans le ciel planent des milans noirs. Ils décrivent lentement des courbes qui s’inscrivent dans le dess(e)in divin (?). Je tourne sur moi-même, à cent-quatre-vingts degrés, plusieurs fois, très lentement. Je regarde intensément chaque sommet, chaque point du panorama, que je ne voudrais jamais oublier. Je m’efforce de graver dans ma mémoire tout ce que je vois, tout ce que je ressens. Soudain j’aperçois, incrédule, un rayonnement vert… Se peut-il? Le rayon vert vacille, laisse place à un rayonnement rouge, revient, se stabilise. Mes yeux apprivoisent la luminosité exceptionnelle du couchant à…

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Douce heure

√Ä l’ombre d’un arbre
sur un banc
ici et maintenant

petites taches de soleil sur le sol sec
bourdonnement de l’√©t√©
sans gravité

mes pensées volettent comme ce papillon blanc
au milieu de la frondaison verte
et le paradis ressemble à ce jardin

bonjour, l’√©ternit√©

√Čtrange all√©gresse

La pluie pianote à peine

tintement cristallin de la source

les larmes sont douces

lumi√®re perl√©e de l’automne

derrière la vitre trois bouquets rouges

triste grisaille du jour

les couleurs rougissent en s’effa√ßant

 

 

 

 

Furies

 

A la surface de ma conscience

comme des herbes folles plissées par le vent

l’ampleur de leur murmure m’encercle

des bribes de phrases ondoient

qui sont ces serpents…

qui me poursuivent et me font fuir

hors de moi

Promenade du soir

212

A l’instant je marche

en traversant l’air doux

de l’automne

 

mes pas

attachés au sol

suivent le tracé du chemin

dociles et pesants

 

légèreté de mon regard

qui vole entre ciel et terre

plus librement qu’un oiseau

 

qui suis-je

pour admirer ainsi l’horizon

magnifié par le soleil

248

dans la nuit de l’Univers

point incandescent

souffle sur une allumette