Donbass : La catastrophe peut intervenir à tout moment, c’est une poudrière…

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La situation dans le sud-est de l’Ukraine oscille au bord d’une catastrophe industrielle. Près de la moitié du complexe économico-industriel de l’Ukraine est concentrée dans le Donbass. Toute usine ou fabrique peut sauter à tout instant étant donné les bombardements incessants. Il suffit qu’un tir guidé ou un obus égaré frappent un combinat chimique pour que le sud-est de l’Ukraine deviennent zone de « terre brûlée ».

Environ 4 000 entreprises industrielles sont implantées dans les régions de Donetsk et de Lougansk en proie à des combats acharnés. Chacune de ces entreprises représente une menace potentielle à l’écologie. Il est difficile d’évaluer les dimensions du préjudice qu’un seul obus peut provoquer. La pollution par des matières chimiques causera du tort à l’ensemble de l’écologie de la région, est persuadé le rédacteur en chef de la revue Ekologuiïa i jizn (l’écologie et la vie) Alexandre Samsonov :

« Dans les usines…

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Dans un trou, vivait… Ovide

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2014-08-14 13.19.50 Agrandissement d’une page de Joseph Anton : une autobiographie par Salman Rushdie

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Balbutiements, éructations, bredouillements, ânonnements, hoquets… Ly l’a le a due il y a… il était des fois… il était une fois… les mots se regroupent en phrases, en paragraphes, en chapitres, parfois construisent de véritables sagas… d’apprentissages, de transmissions de ce qui est, ce qui pourrait et ce qui ne devrait pas être… mais la sagesse de ces constructions de mots est rarement perçue, écoutée, entendue… le tribal est le lot commun… le noir et blanc une manie antédiluvienne de comprendre… secte, religion, parti : synonymes terribles de ce morbide tribal humain… ennemi des couleurs et de leurs foisonnements… nous ne vivons pas encore parmi les couleurs… celles de tous les livres… quelques-uns nous les montrent telles qu’elles sont, nous les définissent de diverses manières… souhaitant nous les transmettent… Ce monde est en couleurs malgré ce…

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Comment évaluer la situation dans l’Est de l’Ukraine? suite de l’article de Petro Simonenko

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Pyotr-Simonenko

Tout cela aurait pu être évité. Nous, communistes, avons offert d’organiser un référendum sur le choix du vecteur de l’intégration économique (association avec l’UE ou Union douanière) dès 2013. S’asseoir à la table des négociations et entamer un dialogue avec toutes les régions en Janvier et Février 2014 et exclure la guerre. Faire une réforme réelle du gouvernement local et, et pas seulement en paroles, décentraliser le pouvoir. Garantir et non pas empiéter sur les droits socio-culturels de la population. Tenir des référendums régionaux en Mars de cette année. Arrêter les provocations étrangères. S’abstenir des nominations provocatrices de milliardaires, de parrains, de «copains» et former un gouvernement de professionnels, en tenant compte de la représentation des intérêts de toutes les régions. Et le conflit se serait résorbé de lui-même. Nous avons proposé cette voie. Mais aucun des partis oligarchiques des clans opposés ne nous a soutenus. Au contraire, le nouveau…

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Cet or en suspension…

Ce ne sont pas des impressions, tu comprends …

Isabelle Pariente-Butterlin

Le plus simple, c’est que tu les gardes toi. Garde-les. Elles sont à toi. C’est bien comme ça. Moi ça me va. Je les dépose ici, dans le sable doré des bords des mondes. Elles ne pèsent rien. Presque rien. Garde-les, je te les donne.

Ce ne sont pas des souvenirs.

Cette vague immensément calme dans laquelle ma mère est allée enlever le sable de mon seau et de ma pelle dans le soir d’été. J’ai découvert alors qu’on rince les affaires de plage. Je n’en savais rien et je regardais le sable se coller et refluer dans des ruissellements d’eau salée.

Mon tricycle rouge qui, le premier, me donna l’impression du voyage et des élans dans le monde, et aussi l’impression du vent et de la vitesse sur le balcon en surplomb sur la ville. Et les genoux en sang parfois, sur lesquels le mercurochrome dessinait des fleurs et des bonshommes.

Et aussi, le nom de ce village où nous étions allés nous promener, et c’est si loin dans ma mémoire, mais ce ne sont pas des souvenirs, tu comprends, ce sont des impressions, et moi perchée sur cet âne gris qui parcourait les ruelles médiévales. Je n’y comprenais rien mais c’était immense et très ancien.

Et mon ennui pendant les siestes obligées que je contestais, surtout l’été, pour lesquelles j’avais obtenu un rayon de lumière à travers les lourds volets rouges, victoire inestimable, et je regardais alors les particules d’or qui tournoyaient dans l’air. Et je ne savais pas d’où venait cet or en suspension. Dont personne ne semblait se préoccuper. Il occupait mes rêveries.

Et la gelée de groseille sur mes doigts, quand il fallait partir à l’école.

Et la douceur des draps et des rêves et des caresses sur mes joues.

Ce ne sont pas des impressions, tu comprends, ce sont des caresses.

Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 2 avril 2012.

René Char (1907-1988), Το Δωμάτιο μέσα στον Χώρο

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Σαν το τραγούδι του ερέτη όταν πλησιάζει ο υετός-η βροχή και ο ανατέλλων ήλιος
απλώνουν σκόνη στον αέρα -ξυπνώ λουσμένος, σηκώνομαι από το κρεβάτι και
λιώνω, •τρυγώ τον απειρόκαλο ουρανό. Ξαπλωμένος δίπλα σου, εξαρτώμαι από την
ελευθερία σου. Είμαι ένας σωρός από χώμα που διεκδικεί το άνθος του. Υπάρχει
λαιμός σμιλεμένος πιο λαμπερός απ’ τον δικό σου; Ζητώ σημαίνει πεθαίνω! Η
φτερούγα του στεναγμού σου σκεπάζει με πούπουλα τα φύλλα. Το βέλος του έρωτά
μου κλείνει τον καρπό σου, τον πίνει. Είμαι ολόκληρος μέσα στη χάρη του
προσώπου σου που τα ερέβη μου καλύπτουν με χαρά. Πόσο όμορφη είναι η κραυγή
που βγάζει για μένα η σιωπή σου!!


*Από το « La parole en archipel » (1962 ). Μετάφραση: Ιωάννα Αβραμίδου.

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Condition humaine

Bouddha compassionnel
sourire
de la Joconde énigmatique
mystérieux visages
qui nous dévisagent
miroirs de nos douleurs, de nos laideurs
oasis, source, eau vive des yeux tristes de l’artiste

statue, tableau, simulacres, joies et peines absurdes, étincelles

étoiles scintillantes dans une nuit sans nom

rêves de beauté, de bonté, révolte, cris vains de l’écrivain muet

d´horreur

aujourd´hui, à l’instant, horribles nouvelles du jour

Je préfère le souffle du vent

Isabelle Pariente-Butterlin

 

Ton être, tout entier dans une question.

Tu égrènes les questions comme les coquillages que tu ramasses sur la plage. On marche, on avance, on trace sur le monde le cheminement de nos pas, quelque chose qui est autant une méditation qu’un élan, quelque chose qui est tout aussi bien en notre monde intérieur que sur le sable doux et tiède de la plage. Tu te baisses et tes doigts auxquels se collent des grains de sable se referment sur une petite palourde blanche. Ni le moi ne se dissout dans le monde, ni le monde ne dépend du moi. Ils ne font que se répondre l’un à l’autre. Tu as trouvé cette grâce.

Ton être tout entier, suspendu à la réponse possible à la question que tu viens de poser.

Dire que j’ignore presque toutes les réponses. Et que tu ne le sais pas encore. Je suis comme toi, du côté des questions, je n’aime pas les réponses qui arrêtent la marche et qui entravent la progression, je n’en ai pas beaucoup, ma collection de certitudes ne pourra pas rivaliser avec ta collection de coquillages. Je préfère le souffle du vent, et il me suffit de savoir que je tiens ta main dans la mienne.

Continue de danser sur le sable doux des possibles.

Je regarde le mouvement des adultes dans leur affirmation des certitudes. Ils ont une pesanteur et une gravité qui suffisent à expliquer pourquoi ils s’enfoncent bien plus que toi dans le sable. La seule articulation de leurs syllabes est si lourde qu’elle ne pourrait pas ricocher sur l’eau. Tes pas minuscules et précipités dessinent des courbes et les entrelacent les unes aux autres, et les emmêlent à tes éclats de rire et relancent les possibles du monde quand vous courrez, toutes les deux, sur la plage.

Ne cessez pas un instant de relancer les possibles, ne cessez plus de danser là, dans le sable doré des bords des mondes. Comme tes mèches blondes dans le souffle d’air de l’été.

 

Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 1er avril 2012.