Avec l’espoir que tu me lises un jour 3 : Le pouvoir des mots

Les Cosaques des Frontières

PouvoirDesMots

Demain, j’irai dans la plus grande librairie de la ville acheter un planisphère aux dimensions du mur blanc cassé sali qui me fait face et m’attriste comme le morceau de ciel gris que l’unique fenêtre de mon studio encadre.

Je suis accoudée à la table que j’ai installée au centre de la pièce déjà sombre et je me sens comme une écolière devant son pupitre au moment d’entamer un cahier neuf. La lampe inonde de sa lumière les liasses de papier blanc que je suis déterminée à couvrir de signes noirs. Car il me faut comprendre. Tenir entre mes mains les explications, formules, formulations qui redonneront forme à ma vie liquéfiée, fondue, dissoute, désagrégée, subtilisée traîtreusement par devers moi, par en dessous, dans mon dos, en secret, derrière la couverture complice de ce que je crois être encore moi sous mon épiderme vieillissant… A ce vide à l’intérieur de moi…

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