J’entends mon trou mon coeur
qui se creuse
dans cette gélatine où je m’enfonce
ponctualité des coups
coups de gong
ou coups de pioche
intervalles invariables
silence lourd de sens ou silence de
non-sens
de deux choses l’une
J’entends mon trou mon coeur
qui se creuse
dans cette gélatine où je m’enfonce
ponctualité des coups
coups de gong
ou coups de pioche
intervalles invariables
silence lourd de sens ou silence de
non-sens
de deux choses l’une
On m’a réclamé mes papiers d’identité
ils étaient en règle
j’ai un permis de conduire aussi
pourtant
je n’sais pas m’arrêter
Derrière ma vitre je n’entends
rien j’emploie des mots
à blanc
l’univers concret
s’est vaporisé je ne vois pas
ce qu’on me dit
je n’ai plus de choses
prête-moi ta plume je n’ suis plus personne
La rumeur martèle tous les mots
il n’est plus permis de penser haut
dans le siècle ambiant la voix se perd
les médias ont tout dit
ils ont relégué le médium à la porte du rationnel
rassasiés de néant et couronnés par la logique de l’absurde
les hommes rois fléchissent
sous le faix de leur conscience
hypertrophiée
et les morts n’ont plus qu’à se taire
ils ont voulu fermer les portes aux voyants du mystère
on n’entend plus à longueur de vie que les béatitudes des spots publicitaires
ont fini de crier entre les murs de notre corps
les molécules de l’infiniment grand ou petit
et ne suinte plus
à la surface de notre peau
à force de calmants
l’angoisse d’être nu
ils nous ont habillés de verroterie luisante
et nous admirons notre reflet fétiche
en rendant le présent éternel
l’homo sapiens a perdu la mémoire
de son avenir
son regard vers les étoiles
est quelquefois davantage
que celui d’un astronome studieux
en bê
tes de somme enfour
chant la tumeur des trou
peaux grossissant la crou
pe des cargos tremblant
de tous leurs membres
des lueurs déplorent
à grosses larmes les épaves
font couler la mort
écou
te goutte à gout
te les plain
tes qui débordent
du désespoir de
ceux qui ne sont rien
À rebours du politiquement correct, mais néanmoins intéressant…

Il y a quelque chose de fou dans l’idée actuellement dominante celle de prétendre encadrer la lutte antiterroriste par la seule répression. Vu la nécessité de la surveillance d’une croissance exponentielle des suspects un puits sans fond- la logique du système étant effectivement une croissance que la paranoïa, le non traitement des inégalités ne peuvent qu’agmenter, si en effet on admet que la relégation, le chômage de masse et le traitement par la police en ennemi intérieur ne cesseront de fournir des clients. Effet difficilement contrôlable surtout s’il s’accompagne au plan international de la poursuite de l’entente avec les meilleurs producteurs des filières djihadistes au plan international, à savoir nos alliés saoudiens et autres qataris flanqués de leurs alliés en pétrodollars, les USA.
Donc bien sûr, il faut prendre des mesures au plan intérieur pour résorber non seulement les ghettos de misère et de discrimination, mais assécher le flot au plan…
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Vertige
des sensations désenchantées
des impressions-désillusions
qui mirent leurs vestiges
dans l’eau froide d’un regard
devenu soudainement étranger
et juge
question de jauge, de poids et de mesures
descente et désolation
sous le poids de ce regard qui fouille
la conscience démystifiée
décomposée
c’est l’écroulement d’un empire, l’éboulement du rêve, la dérision du rire
ma personne éclatée tremble et cherche en se mourant
des yeux soleil
un jour j’écoutais un débat sur la Palestine, il y avait deux camps qui s’affrontaient… Tout à coup je me suis rendue compte qu’ils étaient tous juifs, les « pour » et les « contre », j’éprouve un peu la même impression depuis le début de cette affaire de terroristes… Il y a les trois tueurs complètement fanatisés, leurs épouses qui ont l’air pas mal dans le genre, mais il y a aussi les victimes, d’abord un policier du nom d’Ahmed abattu de sang froid, puis une policière martiniquaise, victime d’une autre à la peau aussi brune qu’elle, puis le correcteur un Algérien amoureux de la culture française, Wolinski qui est juif et qui s’en fout royalement… Puis comme nous sommes un vendredi, jour de prière pour les juifs comme les musulmans, le tueur de la policière atterrit dans un magasin casher et descend quelques clients, d’autres sont sauvés par cet employé malien, musulman…
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