Procès-verbal

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Procès-verbal

Punir les mots dits verbaliser la malédiction parodier la parole chanter faux psalmodier des rengaines dégainer plus vite que… avoir peur de son ombre… peur de vivre dans l’ombre craindre la lumière éteindre les lumières mourir faire de l’ombre tenter de vivre se libérer délibérer tergiverser retourner sa veste tirer les ficelles partir sans se retourner tourner le dos à soi-même marcher à reculons défense d’entrer chasse gardée coeur blessé chien méchant un homme averti… votre attention s’il-vous-plaît !… gardez vos distances apprenez à… décompter les addictions engranger les profits compter les moutons dégager les pertes se dégager se désengager s’abstraire sortir du réel entrer dans la fiction jouer avec les mots verser l’encre des larmes jeter l’ancre faire une pause créer du silence recréer le monde inventer l’innocence se prêter au jeu simuler faire semblant laver plus blanc que blanc lessiver tant et tant repasser recommencer pousser le rocher ne…

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Comme horizon, l’éternité…

     Les Vases communicants sont des échanges croisés de textes et d’images entre sites ou blogs imaginés par François Bon (Tiers Livre) et Jérôme Denis (Scriptopolis), qui ont lieu chaque premier vendredi du mois. Leur animation et la collecte des textes sont assurées par Marie-Noëlle Bertrand  après l’avoir été pendant de longues années par Brigitte Célerier puis Angèle Casanova. Marie-Noëlle m’a proposé de très belles photos entre lesquelles je n’ai pas pu choisir et qui ont chacune guidé mon envie d’improviser avec elle sous la forme de septains vers de lointains horizons. Je remercie Marie-Noëlle pour la publication de mon texte sur son blog et j’accueille ici le sien avec une profonde amitié.

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oiseaux-noirs

E ntretenir en soi, comme merveilles,
toutes les couleurs, harmonie du monde,
la lueur d’or des couchers de soleil,
des nuages cendrés le cri dans l’onde.
la clarté au bout de la nuit profonde.
Hors les chaînes, croire en la liberté,
infinité de voies à explorer.

03_252

D ans le silence lumineux du monde,
du bruit n’être plus le diapason.
Accueillir les résonances profondes,
scruter les abîmes de déraison.
Les lointains ne sont pas seul horizon.
Voyage secret, creuser son sillon,
de chenille devenir papillon.

contemplation

L orsque le présent ne s’imprime plus,
qu’en lambeaux, le passé se désagrège ;
aux éclats de souvenirs dévolue,
la mémoire, voilée de sombre neige,
joue ses derniers tours comme sortilèges.
Inattendue, s’offre une aube nouvelle :
inespérés dialogues de dentelle.

partage

P ar l’ultime faux-pas, vie chavirée.
Otage de ton corps lâché aux chiens,
ton esprit s’est peu à peu égaré.
Perdue malgré la compagnie des tiens,
en l’espace de quelques jours de rien,
chemin de souffrance enfin achevé.
En l’éternité, calme retrouvé.

Photographies : Françoise Gérard
Septains : Marie-Noëlle Bertrand

Pourquoi j’oserai Mélenchon l’explorateur

Avatar de divin'duckIf the river was whiskey

Un récent  « Petit précis de philosophie à l’usage des candidats » diffusé sur France Culture m’a rappelé que je devais vous parler de Mélenchon.

Quand on m’a demandé pour la première fois si je voterais un jour Mélenchon, j’ai répondu un lapidaire : « Non. Trop violent. » Jeune adulte, j’étais alors abstentionniste depuis quelques années et me désintéressais totalement de la politique après une adolescence pourtant très engagée. De Mélenchon, je ne connaissais que l’image que voulaient bien en donner une poignée d’inamovibles éditorialistes. Et puis, un peu par hasard, je suis tombé sur l’une de ses longues interviews. Je ne veux pas rentrer ici dans des détails d’ordre programmatique, mais je peux vous dire que j’ai commencé à creuser. Et que, petit à petit, à force de réflexion sur des sujets dont j’ignorais à peu près tout – l’écosocialisme et la 6è République notamment –, j’ai été convaincu.

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