La maison aux volets clos

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Elle se dresse au bord de l’océan, en haut d’une dune, tout au bout d’un petit chemin qui descend vers le rivage. Elle est entourée d’un jardin couvert d’herbes folles, protégé des grandes marées par un mur de pierres qui se retiennent mécaniquement les unes aux autres. Une porte latérale en bois donne accès au chemin, à quelques mètres seulement de la plage. On croirait entendre des rires d’enfants en maillots de bain courant pieds nus vers les vagues… Bien charpentée, assez grande sans être immense, elle a sans doute été construite une dizaine ou une quinzaine d’années après la seconde guerre mondiale, dont la côte porte ici de si nombreux stigmates… Elle n’est pas délabrée, ses propriétaires ont sans doute le souci d’éviter pour elle l’irréparable, mais aucun panneau ne signale qu’elle est à vendre. Cette éventualité lui ferait perdre le charme que je lui trouve, et le but…

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Trajet, petites tragédies

(suite…)

Mortelle absence

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L‘eau s’écoule et je demeure meurs
je lui avais donné mon coeur
le temps s’enfuit et nos amours
je ne crois plus à son retour
sous le pont gris de nos soupirs
coule la tristesse des jours
à venir, vides à en mourir

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La chanson est monotone
soleil noir des jours enfuis
traîtresse joie dans la nuit
son souvenir m’abandonne
caduques les promesses tombent
comme les feuilles en automne
elles m’emportent dans la tombe

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4173953323_5e3b60cd38_zTournez, manèges enfantins
tant que dure le bonheur
moins dur sera le destin
l’amour fait tourner les cœurs
écoutez la ritournelle
les rêveries ont des ailes
les amants n’ont pas de rancoeur

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Les corps fatigués se frôlent
dans la ville souterraine
les fantômes jouent leur rôle
pour consoler les âmes en peine
ils vont de tunnel en tunnel
chercher l’amour éternel
mais la nuit reste souveraine

3709476429_4d9eed4bf2_zElle cueillait le jour comme une fleur
mais tu as laissé tomber son coeur
écoute la ritournelle
elle n’avait pas de rancoeur
elle cherchait l’amour éternel
les rêveries ont des ailes
le temps s’écoule aujourd’hui sans elle

Texte écrit pour les Vases communicants du 2 décembre 2016
Photos : Marie-Noëlle Bertrand

 

 

 

 

Liberté pour Aslı Erdoğan

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À Paris, Bordeaux, Nantes, Brest et tant d’autres lieux hier-soir
des femmes et des hommes sont venus crier Liberté pour Aslı Erdoğan
partout a été lue une lettre de l’écrivaine turque
écrite depuis la prison pour femmes d’Istanbul
entre maison de fous et léproserie
où elle est enfermée depuis juillet
accusée de terrorisme
elle risque la prison à vie

hélas pas pu me rendre à l’un de ces rassemblements
alors, en solidarité et en soutien à Aslı Erdoğan
j’ai lu un extrait de Le visiteur matinal
l’une des nouvelles de son recueil Les oiseaux de bois

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À la Maison de la poésie à Paris
la maman de l’écrivaine était là
émue et digne
devant elle, Françoise Nyssen, Présidente d’Actes Sud
a tenu à témoigner
c’est elle qui édite Aslı Erdoğan

Je suis venue vous dire qu’Asli a trouvé sa maison chez Actes Sud,
un abri, un foyer, un recours.
Nous…

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