Le chant d’un oiseau, au loin
Vent léger, douceur de l’air
Le monde entre parenthèses
chant
Éclats de vie
Puissent mes pensées s’épanouir et faner
Comme les pétales des corolles de fleurs
Légères et graciles, belles sans nécessité
Aimant le soleil, ouvertes à tous les bonheurs
Et semer à tous les vents des graines d’amour
Depuis la première heure à la tombée du jour
Puissent-elles, le soir venu, embrasser la nuit
Sans craindre l’obscur, en écoutant les étoiles
Froufrou lumineux dans le ciel, tomber en pluie
De perles dorées sur le lit de mort nuptial
De la vie qui me fuit, et se joindre gaiement
Au chant éternel qui scintille au firmament

Éclaboussures
Je voudrais puiser dans la mer un bol de bleu
et boire la lumière du ciel en feu

Je voudrais peindre ma maison en blanc
et en offrir les murs au vent
Je voudrais murmurer aux arbres
les mots effacés sur leurs feuilles
Et composer avec la pluie
des symphonies inouïes
Je voudrais me baigner dans un chant oublié
et psalmodier pour l’éternité
Je voudrais étreindre la Terre
pour éteindre la nuit