sidération

Boston, ville morte

Nous étions si fragiles…

    Boston, en l’espace de quelques heures, était devenue une ville morte. A seulement trois cents et six cents kilomètres du drame, New-York et Washington craignaient les retombées radioactives et la contagion de la panique. Le monde entier était une nouvelle fois plongé dans la sidération, et pendant plusieurs jours, comme en 2001, les premières images du drame ont tourné en boucle sur les écrans de toutes les chaînes de télévision traditionnelles et de tous les sites d’information qui s’étaient créés depuis sur la Toile. Les réseaux sociaux étaient saturés et la téléphonie mobile débordée par les appels. Des bouchons monstrueux ralentissaient ou interrompaient pendant de longs moments les échanges véhiculés par Internet. La vie se pétrifiait… les spectres d’Hiroshima et de Nagasaki étaient dans toutes les têtes… La bombe atomique était revenue frapper comme un boomerang la puissance américaine déclinante, mais personne n’aurait songé à faire remonter jusqu’à elle la chaîne des responsabilités de ce massacre nucléaire qui était la pire épreuve de son histoire récente…

Sidération

     A seulement trois cents et six cents kilomètres du drame, New-York et Washington craignaient les retombées radioactives et la contagion de la panique. Le monde entier était une nouvelle fois plongé dans la sidération… Les informations tournaient en boucle sur toutes les chaînes de télévision, les réseaux sociaux étaient saturés, la téléphonie mobile débordée par les appels, la navigation sur l’Internet ralentie par des bouchons monstrueux…

     Le piano de Louis 

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Vendredi noir

13/11/2015

     L’année se terminera donc en France comme elle avait commencé le 7 janvier, dans les larmes et le deuil, dans la sidération provoquée par l’assassinat délibéré de victimes innocentes qui ignoraient tout de leur destin quand elles s’étaient attablées à la terrasse des cafés ce vendredi soir-là, au début d’un week-end comme les autres qui commençait bien après la semaine habituelle de travail, ou quand elles s’étaient rendues gaiement vers cette salle de spectacle devenue le théâtre d’un crime contre l’humanité qui, s’il peut et doit être expliqué, ne peut recevoir aucune excuse, ou quand, en famille, elles goûtaient d’avance le plaisir d’assister à un match de foot amical entre les équipes de France et d’Allemagne, au stade de la Seine Saint-Denis. Comme le 7 janvier et dans les jours qui suivirent, le besoin de faire front contre l’adversité réunit tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté qui ne veulent plus jamais ça dans des rassemblements solidaires où chacun se recueille en trouvant le réconfort auprès des autres personnes présentes. Comment en est-on arrivé là? Il n’est pas juste d’opposer la réflexion à l’émotion. Celle-ci, profonde et sincère, nous engage au contraire à rechercher la vérité, au-delà des réflexes primaires suscités par la peur engendrée par de tels événements. Sommes-nous vraiment en guerre? Faut-il se laisser guider par ce vocabulaire guerrier? Quelle est la genèse de l’Etat islamique couramment appelé Daech ? Comment lutter efficacement contre lui ? Quels sont les véritables problèmes du monde ? Quels sont les rapports de force ? Quelles sont les bonnes décisions à prendre et les actions à mettre en oeuvre pour que la planète soit vivable et que nous vivions en bonne intelligence les uns avec les autres ? Un certain nombre de textes mis en ligne par des blogueurs/blogueuses ou des revues numériques nous aident dans cette nécessaire réflexion, qu’il faudra bien mener à son terme pour avoir une chance qu’en effet, nous ne revivions plus de telles horreurs.

Pétition pour la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les attentats et lois de surveillance:

Chronique