revue

Le Lampadaire

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Addictions, utopies trompeuses, sirènes au chant étrange, êtres inquiétants, rebutants, langue altérée ou purifiée, se révélant ou se cachant, le numéro de janvier poursuit ce qui reste ou ne reste pas de ce à quoi on a cru ou pas.

A l’adresse du Lampadaire

http://le-lampadaire.fr/

vous trouverez :

Rubrique GOUROUS/LARMES

Ça commence par deux textes longs

. Lait trompeur, de Sarah Roland: 11 chapitres-lettres adressés à celui qui a suivi l’alcool jusqu’à la mort.

. L’avenir improbable, de Françoise Gérard: les 23 derniers séquences d’un ouvrage qui en compte 53. On commence par un départ et on finit sur une impasse

Ça continue par des textes plus courts

. La guenon, de Marianne Brunschwig : une femme à ne pas suivre.

. Le gourou chantant, de Louise Fonte: un homme à ne pas suivre.

. Grâce à un singe, À cause d’un singe, de Khalid EL Morabethi : un singe qui dit tantôt oui tantôt non.

. Criminelle expulsion de la vie de la planète ( expulsée dès « mes » 5 ans), chronique du chaos ordinaire // LA RÉVOLUTION DE LA TR SUR L MM, ANIMAL MINÉRAL VGTAL NE SONT PAS DES CRIMES !! / scroc 6tm s1dicopro /_ _écoloj tr à tr lecture et litrature rigolottes pas gay ni pagaie, de Daniel René Villermet : un bref extrait d’une longue autobiographie en cours d’écriture

Ça finit par deux mini textes sur l’absence

Il n’y a plus personne, de Maria Rantin

Votre moi intérieur, de Fred Lucas


Rubrique LARMES/GOUROUS

On peut relire trois textes publiés dans la rubrique « LARMES » quand les larmes n’avaient pas encore été associées aux gourous. (Car) les larmes parfois (toujours ?) ont à voir avec les gourous

Les larmes de Fatima, de Maria Rantin

Les larmes de Marguerite, de Agnès Jauffrès

Les larmes de l’arbre, de Manuela Morgaine


ENRICHISSEMENTS DE DEUX RUBRIQUES

. Hubert Lambert continue, dans son coin, à enrichir la rubrique « Quand les auteurs sont des personnages » : il a écrit Vincent vomit (vous pouvez même l’entendre, pas Hubert, mais son texte. Imaginez, Hubert a le son !).. Valère Kaletva nous livre deux poèmes l’un pour la rubrique « Déplacements » c’est Schismatique, l’autre pour la rubrique « Attente/errance », c’est Le silure

. APPEL À TEXTES ET NOTA BENE.Comme nous l’avions annoncé dans notre dernière newsletter, ce numéro ne comporte pas de nouvel appel à texte, ils sont momentanément suspendus. Le Lampadaire se réorganise pour accueillir ses deux premières publications papier. Nous vous donnerons bientôt des nouvelles…

Lisez le Lampadaire et faites-le lire autour de vous.

Le joueur initial

par ALAIN KEWES, A l’oeil nu – Revue Décharge n° 167- septembre 2015

De Françoise Gérard, on avait bien aimé Le dernier mot d’elle paru en 2003. Elle revient ici avec un récit constitué de petites touches de souvenirs d’enfance et d’adolescence, reliées entre elles par l’image du jokari, ce jeu auquel la narratrice aimait s’adonner, enfant, dans les rues de la petite ville du nord où elle a grandi. Le jokari, c’est l’art de se projeter dans le monde, l’art d’être au centre et d’aller voir ailleurs si l’on y est, l’art d’élargir l’espace autour de soi, à mesure que passent les années, de la maison à l’école, de l’école au collège, au lycée, à la fac, ajoutant chaque fois quelques kilomètres. La construction de ce récit fragmenté est d’ailleurs très topologique, véritable géométrie autobiographique : « ma vie s’était organisée en compartiments (…) j’avais à ma disposition la base d’un triangle dont les sommets pouvaient être notés par les points A, H et L. J’aimais marcher le long du petit côté AH quand je revenais de L. » A chaque instant la narratrice prend soin de se situer dans un espace quadrillé de rues, paysage pauvre sans être miséreux, dans lequel sa vie a été une série de trajectoires, de force centripète (de la banlieue vers le centre-ville), d’explorations non dénuées de risques, comme la balle du jokari se prend parfois dans un élément du décor dont il faut aller la décrocher. Car si, autre jeu, la narratrice aurait adoré avoir cette machine à faire des bulles avec de l’eau et du savon, ces bulles qui s’élèvent et s’échappent, l’accessoire aura toujours paru « trop cher pour ce que c’est » à ses parents. Un patchwork habile, original et sensible, dont la fin n’oublie pas de résoudre l’énigme du titre: pourquoi LE joueur initial?

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La Chambre d’échos

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