Rainbow éclatait d’un rire numérique et son ami, poète lui aussi, s’amusait à jouer de la harpe avec les six cordes de son coeur comme avec des lacets
la septième s’était envolée…
Rainbow éclatait d’un rire numérique et son ami, poète lui aussi, s’amusait à jouer de la harpe avec les six cordes de son coeur comme avec des lacets
la septième s’était envolée…
Vertige
des sensations désenchantées
des impressions-désillusions
qui mirent leurs vestiges
dans l’eau froide d’un regard
devenu soudainement étranger
et juge
question de jauge, de poids et de mesures
descente et désolation
sous le poids de ce regard qui fouille
la conscience démystifiée
décomposée
c’est l’écroulement d’un empire, l’éboulement du rêve, la dérision du rire
ma personne éclatée tremble et cherche en se mourant
des yeux soleil
Si la sol
il s’est posé comme une plume
a effleuré le sol
et repris son envol
sol la si
le temps de jouer son rôle
l’artiste
Je cueille la rosée sur tes cils
tu lèves les paupières
tu regardes encore les images de ton rêve
je te souris
alors tu m’aperçois
Je cueille la rosée sur tes cils
tu lèves les paupières
tu regardes encore les images de ton rêve
je te souris
alors tu m’aperçois
A l’horizon-oraison
de ma mémoire fermée comme la boîte de Pandore
je ne vois plus que le bleu blanc doré de midi
Il est temps d’écrire sans fin
ce que l’Inachevé ne veut pas me dire
ce que le temps efface et agace
Il est temps de gaspiller en flocons de papier
les minutes qui tombent de mes yeux fatigués
Rondeurs et courbes
tendresse pastel
paix du soir ou de l’aube
éclosion d’un baiser
force molle d’une caresse claire