Que recherches-tu ?
rien
une consonance
le tu en ut
quelques mots
des notes
une musique cachée
dans le silence
du monde
poèmes
Essaims de mots blancs.2
Rien que le souffle
du vent
comme une phrase
qui passe
dans le silence
indélébile
du monde
Essaims de mots blancs.1
Syntaxe affaiblie
à peine
murmures
froissant
si peu
le silence
du monde
Litanie
rien
qu’une brise légère
qu’une fleur éclose
que le vol d’un papillon
qu’une abeille qui butine
que le bourdonnement de l’été
que la fraîcheur de l’ombre
que la chaleur du soleil
que le gazouillis d’un oiseau
que le tam-tam lointain de l’orage
que trois gouttes de pluie
que le vent qui se lève
puis se rendort
rien qui ne presse
qui ne pèse
qui ne fâche
qui n’importe
qui ne vaille la peine
que l’on coure
que l’on souffre
que l’on affronte le monde
que l’on meure
rien
que ton sourire
que ton bonheur
que tes rêves
que tes espoirs
que ta dignité
que ton espérance
que la joie qui serait tienne si tout
ce qui t’a poussé sur les routes
ce qui t’a fait traverser les mers
la guerre
la faim
la misère
l’intolérance
la torture
les persécutions
n’était plus qu’un cauchemar à jamais révolu
car auprès de nous toi le Migrant
tu aurais trouvé des frères
et ce que tout être humain recherche
la paix et la sérénité
!
Ciel !
la lumière
le soleil
les couleurs
la joie
l’instant
l’éternité !
Conte
Un banc dans un verger
j’ai perdu mes blancs moutons pleure une bergère
qui rêve d’amitié douce comme la laine
et de jours sans loups
son promis est parti à la guerre
Dieu seul sait quand il reviendra
pourquoi mon Dieu pourquoi pourquoi la vie espérée est-elle si tendre
mais si dur
le temps qui passe
elle fut retrouvée endormie sur le banc dans le verger
belle et souriante
mais ne se réveilla jamais
V V
petit papillon blanc du mois d’août
prisonnier de l’éphémère
qui se jette
sur les caresses du soleil
et s’affole au vent d’été
je te retrouverai un soir tremblant
les ailes brisées
Douce heure
À l’ombre d’un arbre
sur un banc
ici et maintenant
petites taches de soleil sur le sol sec
bourdonnement de l’été
sans gravité
mes pensées volettent comme ce papillon blanc
au milieu de la frondaison verte
et le paradis ressemble à ce jardin
bonjour, l’éternité
Hors les citadelles
rire
pour rien
trois points
…
vivre de rien
trois fois rien
…
choisir un sol
rêver de là
regarder s’envoler les si
tadelles
à tire d’aile
Hologramme
Libellule belle Ithaque bibelot Bible Babel Babylone à l’horizon de tous les rêves un envol pages du Livre libellé de lumière frémissement d’ailes palpitantes irisation à peine effleurement de l’eau baiser limpide à la surface de l’abîme bel hymne silencieux rien n’est dit rien n’est su transparence inanité des mots comme un envol de libellules