Non exhaustif

Atelier d’écriture Tiers Livre de François Bon

     Celles qui veillent dans la nuit, celles qui portent les malheurs du monde, celles qui réparent, celles qui nourrissent, celles qui soignent, celles qui écrivent, celles qui rêvent, celles qui dessinent, celles qui construisent, celles qui jardinent, celles qui sèment, celles qui aiment, celles qui imaginent, celles qui bâtissent, celles qui tissent, celles qui entretiennent les lieux et les liens, celles qui cultivent, celles qui rendent la vie possible, celles qui s’effacent, celles qui s’oublient, celles qui conseillent, celles qui ne deviennent pas ministres, celles qui ne veulent pas devenir Présidente de la République mais souhaiteraient que le bien commun soit respecté, celles qui ne sont pas Présidentes Directrices Générales mais souhaitent que le travail profite à toute la communauté, celles qui vivent au ras du sol, celles qui rasent les murs, celles qui sont invisibles, celles que les autres ne voient pas ou considèrent comme des riens, celles qui portent un gilet jaune, celles qui mettent du rouge aux lèvres, celles qui ont la main verte, celles qui ont toujours du bleu dans les yeux, celles qui chaque matin ouvrent une page blanche, celles qui pleurent de rire ou rient en pleurant, celles qui tendent la main, celles qui embrassent, celles qui n’ont peur d’aucun stéréotype et revendiquent leur souci de l’autre comme un idéal que la République a placé un jour au même niveau que la Liberté et que l’Égalité, celles qui sont capables d’héroïsme, celles qui sont capables d’abnégation, celles qui supportent la dureté de leur vie pour rendre plus douce celle de leurs proches, celles qui se révoltent pour que d’autres ne subissent pas l’injustice, celles dont la boussole montre toujours la direction de l’intérêt général, celles qui partagent, celles qui pensent que la vie pourrait être meilleure, celles qui anticipent, celles qui cherchent à repousser le malheur en alertant leurs semblables comme Cassandre, celles qui refusent de se soumettre aux lois injustes comme Antigone, celles qui suscitent l’admiration, celles qui restent anonymes, celles qui luttent pour que toutes les femmes deviennent libres, celles dont la joie se voit dans les yeux des autres, celles qui redonnent de l’espoir, celles dont les gestes et les paroles sauvent l’humain en nous…

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