Vertige
Abandon
redécouvrir que par moi-même
je ne peux rien
vivre une nouvelle fois
la réitération de cette prise de conscience
comme une libération
en être submergée de bonheur
et dire oui
je ne peux rien et c’est bien ainsi
car ainsi je me tourne vers toi
Salon International de Pastel de Saint-Aulaye (24)
A partir du 26 juillet prochain et jusqu’au 24 août, Saint-Aulaye (Dordogne), temple reconnu du pastel, ouvre les portes de son Salon International.
Plus de 340 oeuvres à voir sur 3 sites :
– l’exposition principale au Centre de Loisirs (240 tableaux) où j’ai le plaisir d’y avoir 3 tableaux sélectionnés
– Une exposition temporaire de pastellistes professionnels au Musée du Pastel (une quarantaine de tableaux)
– l’exposition des élèves de l’atelier pastel à la Salle de l’Horloge (plus de 70 tableaux)
Pour son édition 2014, le salon reçoit la pastelliste australienne Léoni Duff comme invitée d’honneur.
Sur son site, elle se définit ainsi :
« I am motivated in my art to reflect a sense of wonder and appreciation at the work of the Creator. I see beauty, design, order and drama in simple objects, landscapes, the human form and the endless material in…
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Extremely Scary: Swedish Gov’t Wants GMOs, Decreased Animal Protection And More Pesticides / Herbicides
Il suffirait presque de fermer les yeux
Autrefois je reconnaissais son pas au rythme qui était le sien. Je me souviens bien de ce temps. Je tente seulement de ne pas trop rappeler ces souvenirs. Il vaut mieux les effleurer. Mais pas plus. Les brumes du souvenir sont montées.
Il y avait une certaine séquence sur le monde qui signalait son retour.
Elle mettait un point final mon attente dans le soir venu avant elle. Et à mon impatience aussi. Elle en suspendait la tension. Chaque pas, le sais-tu ?, se dépose sur le monde avec son rythme propre. Chaque pas, à son rythme, un pas puis l’autre, avancée, un pas puis l’autre, sur le monde, se dépose selon le rythme de la marche. Il suffit de le laisser se déployer. Il suffit, rien de plus, d’une attention musicale pour le reconnaître entre tous. Il suffirait presque de fermer les yeux. Chacun a droit à cette musicalité de l’attention.
Puis, à ma rencontre, sont venus les tiens, les tiens, sur la surface de ce monde, à ma rencontre.
Rythme propre, pulsation. Tes pas, à ma rencontre sur le monde. Nos trajectoires cherchent à coïncider. Ta verticalité est incertaine. Oscille. Vacille. Alors mes bras tendus vers toi. Ligne droite, la plus courte. Je me place sur elle pour que dans mes bras tu termines le mouvement. Rythme propre, pulsation. Tracée par toi. Parfois elle dévie un peu. Tes pas martelant la surface du monde.
J’ajuste les trajectoires, je réajuste nos mouvements. Le monde se réoriente. Toi, très incertaine, à ma rencontre, approximative. La transparence de l’air se polarise de toi. Monde très ancien soudain neuf de toi. Le rythme de tes pas entr’ouvre les possibles. Il éloigne l’horizon.
Je me repère à l’Orient de tes pas.
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 mars 2012.
Un jour pour toujours
Je ferme les yeux
La tête appuyée contre mon poing fermé
Encore consciente
Pour combien de temps
Un jour je glisserai ainsi
Tout doucement je l’espère
Dans le grand sommeil inimaginable
Qui ferme la vie
Zoom
acmé
d’un instant de bien-être
isolé dans la courbe des jours
au zénith
mes pupilles éblouies
réduisent la focale
de ma conscience endormie
zoom
sur un grain de lumière
Jusqu’où les Etats-Unis et leurs vassaux européens espèrent-ils étendre le chaos de la guerre civile? La Moldavie… prochain terrain?
Accord d’association UE/Moldavie : Les communistes (PCRM) dénoncent un accord antidémocratique dangereux Vendredi 27 Juin 2014
Je pensais faire un article sur le sujet parce qu’il est évident que la décision en ce qui concerne la Georgie (que fait-elle en Europe, en dehors du voyage récent de notre petit président Hollande?), la MOldavie et encore plus l’Ukrraine risque de provoquer partout de nouvelles crises, voir des guerres civiles. En moldavie en particier où il est tenté d’anticiper sur les prochanes législatives quitte à provoquer les pires désordres, mais n’est-ce pas là le but des etats-Unis et de leurs vassaux européens ? (note de Danielle Bleitrach
Déclaration du Parti des communistes de la République de Moldavie – traduction Nico Maury
Accord d’association UE/Moldavie : Les communistes (PCRM) dénoncent un accord antidémocratique dangereux
Le Parti des communistes a toujours mis en avant les intérêts nationaux, le rôle et la place de…
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Tu ne m’imagines pas enfant
Plusieurs fois, nous avons eu cette conversation. La réitération, peut-être, te permet de saisir doucement l’idée, de la polir dans ton esprit comme la mer a pris le temps de polir ces cailloux que je trouve dans tes poches, lisses et mystérieux, avant de faire la lessive. Je me garde bien de les jeter. Je les dépose sur ta petite table et tu les récupères un peu plus tard avec un air sérieux. Ou bien tu les oublies là et je ne sais plus trop quoi faire, cela arrive aussi.
Tu ne m’imagines pas enfant.
Tu n’y parviens pas, dis-tu. Avec un air désolé qui signifie, je le sens bien, que je n’ai peut-être pas été enfant. Bien sûr il y a quelques photos de moi enfant, mais ton inquiétude est métaphysique et ne se contentera pas de preuves aussi faibles. C’est bien plutôt parce que tu as saisi certains de ces clichés, que tu les as découverts aux hasards de tes investigations et de tes questions, que cette affirmation un peu navrée en est venue entre nous.
Et je n’en ai pas de preuves au fond.
J’ai reculé d’une case sur l’échiquier des générations. Je tiens ta main et c’est moi qui suis l’adulte comme autrefois je tenais la main de l’adulte, j’étais à ta place, et je déclarais, je m’en souviens bien, la même incrédudilité que toi. La scène n’a pas changé. Nous la rejouons à notre manière à nous, mais quelque chose en elle se dit à nouveau, de l’incrédulité des enfants à propos du monde des adultes.
Je n’ai aucune preuve que ton monde n’est pas éternel.
Je le sais, pour la seule raison que j’ai cru moi aussi à cette éternité de mon monde et que pourtant, tu vois, il a basculé dans les souvenirs. Je n’aime pas les photos qui le fixent. Je préfère le retrouver en toi. Comme se retrouve en toi cette éternité calme et tranquille. Aussi fragile soit-elle.
1ère mise en ligne et dernière modification le 14 mars 2012.

