Vertige

Les Cosaques des Frontières

Suite de Le retour du 19 juin 2014

Retour-1

Je suis enfin sortie de cette espèce de coma, de léthargie, de torpeur ou de somnambulisme où la vie, ma vie, s’était brusquement arrêtée. Et comme jadis, comme si les événements se répétaient, estampillés par la marque d’un vague destin ou reliés par la bizarrerie d’une fatalité sibylline, à force d’écouter leurs silences aussi denses qu’un trou noir, j’avais couru le risque d’être frappée à nouveau d’aphasie, médusée, pétrifiée ou fossilisée par leur présence-absence, alors que, cette fois, je n’étais chez eux qu’en transit, chez mes parents transparents, dans leur maison construite aux bords des champs, à quelques encablures de ce chemin de fer qui avait fait le bonheur de mon enfance, à quelques centaines de mètres de cette double barrière mobile colorée à demi de rouge et décolorée d’une égale moitié de blanc que j’avais eu le génie, enfant, c’était un…

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