Légère ondulation de l’herbe
petite houle sur le champ de blé
souffle invisible du vent
sous des processions de lunes
d’un silence de source
aux lèvres des mousses vierges
glisser sans cris
dans un torrent de pierres partagées
au beau secret des cataractes
Francis : les mots
Claudine : les couleurs
Fuir les ténèbres du jour
nuit volontaire
trop de larmes aveuglent les yeux
Si, comme on veut le lire en raccourci dans une sourate du Coran, tuer un homme c’est tuer l’humanité tout entière, alors, tuer un enfant, crime ultime, ne serait-ce pas, de surcroît, aller jusqu’à vouloir priver cette humanité de la possibilité même de sa renaissance ?
Nice – Promenade des Anglais (vers 1965)
∞
Puisse ce lied de Schubert, interprété dans l’intimité de leur salon, par deux des plus merveilleux artistes lyriques du XXème siècle, à l’automne de leurs vies, m’aider à exprimer toute ma compassion envers les habitants d’une ville, Nice, qui abrite à chaque coin de ses rues un de mes souvenirs d’enfance, d’adolescence, de jeunesse ou de maturité. Il n’est pas rare, encore aujourd’hui, à chacune de mes visites, que d’une fenêtre ou d’une autre un ami me salue…
Que ce chant sensible nous aide à ne pas attendre les dernières lucidités de la vieillesse pour…
Voir l’article original 159 mots de plus
Entre les lignes entre les mots
(Ministère des Affaires Étrangères – 37, quai d’Orsay – Paris 7° – 15 Novembre 2015)
Le respect dû aux victimes et au deuil de leurs familles, à tous les destins mutilés et brisés des survivants ne peut et ne doit empêcher de réfléchir au pourquoi et au comment.
Voir l’article original 939 mots de plus
Entre les lignes entre les mots
En postface d’un texte écrit le 15 novembre 2015, pris-entre-deux-feux/
13 Novembre 2015 ; 14 Juillet 2016. Huit mois plus tard, où en sommes-nous sur le double front de l’encerclement ? Oui, où en sommes-nous, en dehors des fortes et martiales déclarations télévisées, les yeux embués et les mâchoires serrées, de l’air grave dans les cimetières et de toute la panoplie de ce qu’en langage faux cul, on nomme compassion ?
Voir l’article original 414 mots de plus
Un malaise mondial beaucoup plus profond…
bie sûr, il faut toujours se méfier de ces pseudos révélations d’experts, et j’ignore tout de celui-ci. Pourtant ses interrogations rejoignent celles que je ne cesse de me poser sur la nature de ce à quoi nous sommes confrontés. D’abord la conviction qu’il s’agit avec Daech d’un fascisme et que celui-ci comme tous les fascismes a d’abord une nature de classe. Une manière pour un système qui depuis plus d’un siècle désormais est entré dans une phase de crise profonde, le capiitalisme, multipliant les conflits inter-impérialistes et devenu de plus en plus destructeur (guerres mondiales, massacres de masse de la première guerre mondiale à la shoah en passant pas Hiroshima. Il ne s’agit plus d’opposer la folie manifeste de ceux qui combinent vocation suicidaire à pulsion homicide et qui rencontrent des réseaux sociaux de ce fascisme, mais de bien comprendre…
Voir l’article original 651 mots de plus
Eté 2016: l’atelier d’écriture de François Bon
La peur laboure le ventre, le cœur est en miettes, les voix vocifèrent, un marteau martèle, des clous s’enfoncent, la tête explose, la raison vole en éclats, la maison s’écroule, les puissances tutélaires se fracassent… combat innommable… la respiration s’arrête, le sang se retire, les membres se raidissent, une force inconnue cloue le corps sur place… beauté cruelle d’un bloc de marbre… matière inerte à la merci des coups… un sculpteur malfaisant s’empare des choses et de la vie pour les détruire… faire le mort… les pieds s’enracinent et le corps se recroqueville… survivre ?… espoir fou/foudroyé… la mort, ce visage ?…