clairière
qu’aucun pas n’arrache
oeil de lumière
sur le sexe du monde
j’accède seul à cette peau
poudreuse offerte
comme le premier lait
sous la pierre
le temps
n’a rien asséché de la source
Francis : les mots
Claudine : les couleurs
clairière
qu’aucun pas n’arrache
oeil de lumière
sur le sexe du monde
j’accède seul à cette peau
poudreuse offerte
comme le premier lait
sous la pierre
le temps
n’a rien asséché de la source
Francis : les mots
Claudine : les couleurs
Nuit criblée d’éclats blancs
rire des étoiles
silence étincelant
abandonné de mon être même
porte fermée sans m’y attendre
de bond en bond
de pli en pli
et main battante comme une aile
la joie belle oubliée
creuse son nid au coeur
des ombres
m’irise
Les mots : Francis
Les couleurs : Claudine
Elle se dresse au bord de l’océan, en haut d’une dune, tout au bout d’un petit chemin qui descend vers le rivage. Elle est entourée d’un jardin couvert d’herbes folles, protégé des grandes marées par un mur de pierres qui se retiennent mécaniquement les unes aux autres. Une porte latérale en bois donne accès au chemin, à quelques mètres seulement de la plage. On croirait entendre des rires d’enfants en maillots de bain courant pieds nus vers les vagues… Bien charpentée, assez grande sans être immense, elle a sans doute été construite une dizaine ou une quinzaine d’années après la seconde guerre mondiale, dont la côte porte ici de si nombreux stigmates… Elle n’est pas délabrée, ses propriétaires ont sans doute le souci d’éviter pour elle l’irréparable, mais aucun panneau ne signale qu’elle est à vendre. Cette éventualité lui ferait perdre le charme que je lui trouve, et le but…
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