Avec l’espoir que tu me lises un jour 11 : Ma vie se reconstituait en même temps que la tienne

Les Cosaques des Frontières

Hôpital

Les jours et les semaines passent, je n’écris plus rien, j’attends. Je sais de toi pour l’instant l’essentiel: tu te rétablis, il n’y aura pas de séquelles physiques…

Toutes les facultés de mon cerveau s’étaient mobilisées pour nier la gravité de cet événement monstrueux qui te frappait. L’énergie que je déployais pour repousser la réalité aurait pu me rendre folle. Mes souvenirs de toi volaient en éclats, mon coeur explosait, ma poitrine se déchirait, je ne contrôlais plus ni mes gestes ni mes paroles… A ton chevet, j’étais hors de moi-même tout entière épandue dans ta chambre, odeur de l’éther, liquide qui s’infiltrait goutte à goutte dans ton corps, métal laqué blanc de ton lit, tissu imprégné de sueur de tes draps, douceur ou rudesse de ton matelas… Je me sentais vidée, anéantie, ces expressions creuses étant brutalement investies d’un sens comme si mon être venait d’épouser le néant ! La mort…

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