HAUTE NUIT (Christiane Burucoa)

Arbrealettres


HAUTE NUIT

En ce pays de hautes roches
Chaque passage ouvre un dédale
Où celui qui va s’ensorcelle
Du choix de tant de labyrinthes.

En bas, les tracteurs s’époumonent
Les troupeaux imprègnent les haies
De l’antique odeur du suint
Rappel de cendre et d’immortelles.

Les bêtes courent vers l’étable
L’abri, le foin, le sel et l’eau,
Les femmes activent les feux
Portent l’eau, le sel et le pain.

Du soir qui vient sourd un murmure
Qui dialogue avec le silence
Dans le court instant où la nuit
Va submerger le crépuscule.

C’est alors, dans la solitude
De qui guette l’éveil de l’être
Que l’immensité de l’attente
Suspend l’avance du néant.

(Christiane Burucoa)

Illustration: George Inness

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