S’inventer, s’éventer avec les mots.
S’inventer, s’éventer avec les mots.

A travers les pins
le bleu du ciel
tiré à quatre épingles
(Françoise Naudin)

Sorti de chez moi, quand je regarde
De la plage de Tago,
La neige tombe,
Sur la haute cime du Fuji,
Toute blanche!
(Yamabe no Akahito)

Je veux te revoir!
Dans ma détresse,
Maintenant tout m’est égal,
Même quand je devrais détruire mon corps,
(Poteaux de Naviwa)
je veux te revoir!
(Motoyoshi Shinnô)

Par le puissant souffle du vent
Sur la blanche rosée,
Dans les champs de l’automne,
Comme sont dispersés les joyaux
Que ne retiennent aucun cordon?
(Bunya no Asayasu)

Par le puissant souffle du vent
Sur la blanche rosée,
Dans les champs de l’automne,
Comme sont dispersés les joyaux
Que ne retiennent aucun cordon?
(Bunya no Asayasu)

Depuis que j’ai quitté
Celle qui paraissait glaciale
Comme l’aube qu’éclaire encore la lune,
Il n’y a pour moi de choses plus triste
Que le point du jour!
(Mibu no Tadamine)

Depuis que j’ai quitté
Celle qui paraissait glaciale
Comme l’aube qu’éclaire encore la lune,
Il n’y a pour moi de choses plus triste
Que le point du jour!
(Mibu no Tadamine)
(l’estampe) (à isabelle)
longtemps j’ai cherché dans
le poème l’ombre
d’une mémoire plus vaste
que la mienne
aujourd’hui sans oser
l’écrire j’attends — l’encre l’estampe ?
la forme vers — laquelle me
conduit la strophe
inscrite la — poésie peinte ?
au revers d’une
vie-nouvelle toile-mentale
inaugurale ? — augurant d’un
temps sans dessein — abolissant
essence & sens — signes-destins ?
(Yves Di Manno)