De l’enclos du ciel
en suivant les nuées
la lune pourrait s’enfuir

De l’enclos du ciel
en suivant les nuées
la lune pourrait s’enfuir

Vagues de velours
dans l’océan du sommeil
si douces aux naufragés

Petites vies anonymes
craquées comme des allumettes
dans la nuit de la grande mémoire humaine
La vie dans la durée
petits riens accumulés
trésors cachés dans les coeurs
Pétales jaunes ou rouges
sous les phares des voitures
les flocons tourbillonnent

Au bord de la nuit
mer noire
l’abri des livres
Rires en cascade
souvenirs d’été
lavés par l’averse
Une rayure blanche
dans la porcelaine du ciel
le sillage d’un avion
Bleue, l’écharpe de soleil
posée sur la fenêtre
ouverte au murmure du vent
Nuit criblée d’éclats blancs
rire des étoiles
silence étincelant