
édition
La revenante, Françoise Gérard (par Marie-Hélène Prouteau)
La revenante, Françoise Gérard (par Marie-Hélène Prouteau)
— À lire sur www.lacauselitteraire.fr/la-revenante-francoise-gerard-par-marie-helene-prouteau
Barbara Auzou
L’instable des choses précises
où trembler est permis
Mes publications
Françoise GERARD
francoise_gourdin@hotmail.fr
Aux éditions La Chambre d’échos :
- Le Dernier mot d’elle, 2001
- Couleur sienne, 2004
- Le Joueur initial, 2015
***
Aux éditions Qazaq :
***
A compte d’auteur :



Mes textes publiés
Françoise GERARD
francoise_gourdin@hotmail.fr
Aux éditions La Chambre d’échos :
- Le Dernier mot d’elle, 2001
- Couleur sienne, 2004
- Le Joueur initial, 2015
Aux éditions Qazaq :
-
- Avec l’espoir que tu me lises un jour, 2015
A compte d’auteur :
-
-
- Gavroche des mers, 2017
-


Un peu de pub!



Le Lampadaire
|
|
A l’adresse du Lampadaire |
|
| http://le-lampadaire.fr/ | |
vous trouverez : |
|
|
|
|
|
Lisez le Lampadaire et faites-le lire autour de vous. |
|
Une vue de la selle : le présent et le futur du blog des Cosaques des frontières.
Merci à Jan Doets et à tous les amis Cosaques!

Chers lecteurs fidèles du blog des Cosaques, refuge pour les dépaysés.
Vous avez vu, ces derniers jours, que trois auteurs additionnels – Yan Kouton, Claude Enuset, Florence Noël – ont accepté de rejoindre les Cosaques en répondant positivement à mon invitation. J’ai renouvelé ma proposition auprès de 4 autres auteurs encore, qui ont également accepté de se joindre à nous. Leurs textes paraîtront pendant les semaines prochaines et, avec les premiers trois, ils vous réservent de très belles surprises.
J’ai commencé ce blog collectif, il y a trois ans, soutenu depuis ses débuts par les auteurs que vous voyez dans le colophon, à gauche. C’est grâce à leurs efforts continus que le blog a atteint son niveau et sa stature actuels et je les en remercie profondément. Sans leur présence, je n’aurais pas osé inviter ces nouveaux excellents auteurs.
Le blog est suivi déjà par environ 300 lecteurs uniques mensuels et…
Voir l’article original 345 mots de plus
Le joueur initial
par ALAIN KEWES, A l’oeil nu – Revue Décharge n° 167- septembre 2015
De Françoise Gérard, on avait bien aimé Le dernier mot d’elle paru en 2003. Elle revient ici avec un récit constitué de petites touches de souvenirs d’enfance et d’adolescence, reliées entre elles par l’image du jokari, ce jeu auquel la narratrice aimait s’adonner, enfant, dans les rues de la petite ville du nord où elle a grandi. Le jokari, c’est l’art de se projeter dans le monde, l’art d’être au centre et d’aller voir ailleurs si l’on y est, l’art d’élargir l’espace autour de soi, à mesure que passent les années, de la maison à l’école, de l’école au collège, au lycée, à la fac, ajoutant chaque fois quelques kilomètres. La construction de ce récit fragmenté est d’ailleurs très topologique, véritable géométrie autobiographique : « ma vie s’était organisée en compartiments (…) j’avais à ma disposition la base d’un triangle dont les sommets pouvaient être notés par les points A, H et L. J’aimais marcher le long du petit côté AH quand je revenais de L. » A chaque instant la narratrice prend soin de se situer dans un espace quadrillé de rues, paysage pauvre sans être miséreux, dans lequel sa vie a été une série de trajectoires, de force centripète (de la banlieue vers le centre-ville), d’explorations non dénuées de risques, comme la balle du jokari se prend parfois dans un élément du décor dont il faut aller la décrocher. Car si, autre jeu, la narratrice aurait adoré avoir cette machine à faire des bulles avec de l’eau et du savon, ces bulles qui s’élèvent et s’échappent, l’accessoire aura toujours paru « trop cher pour ce que c’est » à ses parents. Un patchwork habile, original et sensible, dont la fin n’oublie pas de résoudre l’énigme du titre: pourquoi LE joueur initial?
retour dans la famille
Rien n’avait changé.. Les mêmes mots et gestes convenus, les mêmes reproches silencieux, une certaine façon de ne pas dire le plus important et de dire le futile, la même façade, la même peur de se dévoiler ou de découvrir l’autre tel qu’en lui-même, le souci des apparences et du qu’en dira-t-on, c’était à d’espérer. Ils s’étaient pourtant appliqués à me jouer de leur mieux la scène du retour de l’enfant prodigue ! Nous étions une famille nombreuse et moi, je n’étais qu’un nombre dans l’ombre de mes frères et soeurs plus conformes que moi aux stéotypes qu’ils nous proposaient de la vie… Leur vieillesse suscitait en moi un sentiment qui ressemblait à de la tendresse mais qui n’était sans doute qu’une forme de pitié. Je les découvrais soudain vulnérables et presque touchants derrière leurs masques ridés, et sur chacune de leurs vraies joues, avant qu’il ne soit trop tard…
Voir l’article original 99 mots de plus

