Avec l’espoir que tu me lises un jour 4 : Vie en suspension

Les Cosaques des Frontières

Vue de ma fenêtre

Le gris du ciel réfracté par la fenêtre située à ma gauche s’assombrit déjà sans le dégradé de bleu qui, souvent, magnifie l’instant où le jour bascule. J’ai la chance d’être logée au dernier étage de la plus haute tour de cette banlieue dont je domine l’ensemble. Les autres immeubles ne me barrent pas la vue sur la plaine flamande qui court à la rencontre de la mer du Nord, et je m’efforce d’imaginer le soleil en train de s’y coucher derrière une ligne d’horizon invisible entre mer et ciel confondus… Je flotte au-dessus de ma vie dans une nacelle immobile suspendue à un souffle de voix qui me parvient depuis un univers perdu…

Si j’avais réellement pris la mesure de mon projet, serais-je ici, ce soir, dans cette chambre monacale? Pourquoi attendre ici des paroles de délivrance qui me parviendraient tout aussi bien là-bas, sur les lieux balisés de…

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