droits humains

Engrenage

  Ce texte est ma contribution n°3 à

l’atelier d’écriture de l’Ă©tĂ© 2017 de François Bon

     Elle a essayĂ© de leur expliquer, ils ne l’ont pas Ă©coutĂ©e, elle les a suppliĂ©s, ils lui ont dit qu’il fallait y penser avant, mais c’Ă©tait justement ce qu’elle avait essayĂ© de leur faire comprendre, avant, tout ce qui l’avait entraĂ®nĂ©e dans cette galère, l’enchaĂ®nement implacable des circonstances qu’elle aurait voulu pouvoir briser, le sentiment de honte et d’injustice sans nom qu’elle Ă©prouvait Ă  se trouver lĂ , bredouillant, bafouillant comme une enfant, incapable de se faire entendre car ils ne veulent pas l’Ă©couter, leur hostilitĂ© est manifeste, leurs regards goguenards ou froidement indiffĂ©rents la jugent et la jaugent sans aucune bienveillance, elle ne pèse plus rien, elle ne vaut plus rien, elle voudrait disparaĂ®tre dans un trou de souris mais elle se trouve au milieu de la pièce, au centre de tous les regards, il n’y a aucune Ă©chappatoire, pas le moindre pan d’ombre, son visage est nu, ses interlocuteurs pourraient y lire le rĂ©cit de sa vie s’ils avaient un peu de coeur, et leurs yeux se voileraient de larmes au fur et Ă  mesure qu’ils prendraient connaissance des malheurs inscrits sur ses traits fatiguĂ©s, leurs paupières se baisseraient pudiquement, ils cesseraient de la dĂ©visager comme un animal de foire, ils lui parleraient doucement, lui demanderaient avec compassion de complĂ©ter son rĂ©cit pour en faire Ă©tat dans les moindres dĂ©tails en Ă©crivant leur rapport, prendraient des notes en hochant la tĂŞte d’indignation – Comment cela est-il possible! A notre Ă©poque! En France! Au pays des droits humains! –  ils dĂ©clareraient vouloir alerter les plus hautes AutoritĂ©s de l’Etat pour que Justice soit faite, et ainsi la vraie justice, celle que laisse espĂ©rer la devise de la RĂ©publique au fronton de la mairie ou de l’Ă©cole des enfants – LibertĂ©, ÉgalitĂ©, FraternitĂ©! – serait rendue avec humanitĂ©, non seulement on lui accorderait les circonstances attĂ©nuantes, mais on s’excuserait d’avoir pu la croire coupable, car on ne peut pas ĂŞtre coupable, n’est-ce pas, de vouloir nourrir ses enfants, elle n’est pas dans le dĂ©ni, elle a commis un dĂ©lit, mais est-il vraiment impossible de se mettre Ă  sa place?… elle n’avait rien prĂ©mĂ©ditĂ©, elle n’avait pas prĂ©vu la tournure dramatique des Ă©vĂ©nements, elle n’avait pas imaginĂ© une seule seconde qu’elle vivrait ce cauchemar, elle avait pris son sac comme d’habitude, elle avait dit aux enfants qu’elle partait faire quelques courses et recommandĂ© aux plus grands de faire attention aux petits, mais, juste avant, elle avait ouvert le frigo vide, et juste avant encore, elle avait perdu le tout petit boulot au noir (oui, au noir, encore un dĂ©lit!) qui lui permettait de joindre les deux bouts… Ă  l’Ă©cole, on lui avait fait connaĂ®tre l’histoire de Jean Valjean, de Fantine et de Cosette, elle s’en Ă©tait souvenue en avançant vers le supermarchĂ©… il n’y aurait pas de rentrĂ©e d’argent avant le versement des allocations, pas avant une dizaine de jours… les enfants avaient rĂ©clamĂ© un bon repas et le frigo Ă©tait vide… elle avait agi comme une automate, elle n’avait pas rĂ©flĂ©chi, elle Ă©tait comme Ă©trangère Ă  elle-mĂŞme, elle n’avait pas pensĂ© qu’elle serait considĂ©rĂ©e comme une criminelle et conduite au poste de police menottes aux poignets…

LibertĂ© pour Aslı ErdoÄźan

CarnetdeMarseille

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À Paris, Bordeaux, Nantes, Brest et tant d’autres lieux hier-soir
des femmes et des hommes sont venus crier Liberté pour Aslı Erdoğan
partout a été lue une lettre de l’écrivaine turque
écrite depuis la prison pour femmes d’Istanbul
entre maison de fous et léproserie
où elle est enfermée depuis juillet
accusée de terrorisme
elle risque la prison Ă  vie

hélas pas pu me rendre à l’un de ces rassemblements
alors, en solidarité et en soutien à Aslı Erdoğan
j’ai lu un extrait de Le visiteur matinal
l’une des nouvelles de son recueil Les oiseaux de bois

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À la Maison de la poésie à Paris
la maman de l’écrivaine était là
Ă©mue et digne
devant elle, Françoise Nyssen, Présidente d’Actes Sud
a tenu à témoigner
c’est elle qui édite Aslı Erdoğan

Je suis venue vous dire qu’Asli a trouvé sa maison chez Actes Sud,
un abri, un foyer, un recours.
Nous…

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La maison démolie

     Eté 2016: l’atelier d’écriture de François Bon

     Les grues s’étaient comportĂ©es comme des machines de guerre… Elle avait entendu le bruit mat des boulets qu’elles avaient lancĂ©s en balançant leur long cou de girafes… les trous s’élargissaient, des pans entiers de murs tombaient… des rideaux de poussière s’élevaient des gravats en voilant les pièces Ă©ventrĂ©es… un vide Ă©trange apparaissait dans le sens vertical !… une fenĂŞtre battait des ailes, encore accrochĂ©e Ă  son support en chute… elle avait suspendu son souffle, comme pour retenir la vie… La gamine tente de m’expliquer… Nous sommes seuls, je ne sais pas d’oĂą elle vient… Elle est si petite !… Je ne suis qu’un vieux marchand de jouets qui tient une boutique sur la plage au bord de l’ocĂ©an… Depuis que je me suis retirĂ© de la vie rĂ©elle, après de longs voyages, je me suis fabriquĂ© un monde en miniature… Peut-ĂŞtre me fait-elle confiance parce que je la regarde comme une poupĂ©e ?… Je me tenais sur le seuil quand, de très loin, sa petite silhouette dansante m’a intriguĂ©, je l’ai rejointe au bord des vagues. Ă€ mes premières questions, elle a rĂ©pondu en faisant des pirouettes sur le sable mouillĂ©, puis elle s’est mise Ă  y tracer des lignes avec un bout de bois, et Ă  dĂ©corer son dessin avec les coquillages et les galets ramassĂ©s sur la plage… J’ai reconnu sa maison, elle m’a fait entrer dans l’intimitĂ© de son logis reconstituĂ©… Derrière cette fenĂŞtre-ci ou cette fenĂŞtre-lĂ , sous la lampe de la chambre ou celle de la cuisine, dans un cĂ´ne de lumière chaude qui rĂ©unissait la famille, les histoires entendues jadis, avant la dĂ©molition de la maison, continuent de lui fabriquer un abri de paroles qu’elle me donne en partage… Je fais connaissance avec sa mère, son père, ses frères et ses sĹ“urs… Son oncle, un saltimbanque, jouait de l’harmonica, de l’accordĂ©on et de la grosse caisse. Elle se souvient des coups de cymbale. Assise sur ses Ă©paules, elle agitait des grelots pour ajouter leur son Ă  ceux de l’homme-orchestre. Son père jouait du violon, la musique faisait partie des bagages de la famille. Elle me raconte par bribes son odyssĂ©e, je crois comprendre qu’elle a traversĂ© le monde d’Est en Ouest, et je pense Ă  mes propres voyages qui se dĂ©roulaient en sens inverse, d’Ouest en Est… nous aurions pu nous croiser… elle est lĂ  aujourd’hui devant moi, toute seule, comme une apparition, comme une hallucination… J’ai dĂ©posĂ© ma veste sur le sol pour en faire un tapis moelleux qui nous isole de l’humiditĂ© du sable. AttirĂ©e par la chaleur de mon pull, elle se blottit contre moi. Chez elle, autrefois, on s’allongeait sur des coussins pour dĂ©guster de dĂ©licieux gâteaux… Tandis qu’elle me parle, son logis prend forme… Je l’accompagne d’une pièce Ă  l’autre, j’ouvre puis je referme les portes, monte un escalier, traverse un couloir, entre dans une chambre, ouvre une fenĂŞtre, ferme des volets… un nouvel escalier me conduit au grenier, je redescends jusqu’à la cave, en profite pour remplir un seau de charbon, remonte dans la cuisine… elle me prĂ©cède en Ă©voquant ou plutĂ´t en invoquant (peut-ĂŞtre mĂŞme en les convoquant) des personnages-fantĂ´mes qui s’installent peu Ă  peu Ă  la place qu’ils occupaient autrefois… La petite entre en imagination dans une maison qui n’existe plus, ses yeux continuent de voir des objets disparus, emportĂ©s par les habitants au moment de leur fuite ou broyĂ©s en mĂŞme temps que les murs qui s’écroulaient… sa voix redonne la parole Ă  des personnes absentes ou mortes qui reprennent vie, leur prĂ©sence Ă  nos cĂ´tĂ©s est presque palpable, j’esquisse le geste de les interpeller, je perds le sens de la rĂ©alitĂ©… La plage oĂą nous sommes assis est dĂ©serte, la brise du soir nous caresse le visage, l’ocĂ©an nous offre en fond sonore la pulsation de son ressac… J’écoute l’enfant avec une profonde attention, je laisse sa voix fluette me guider vers des rĂ©gions inconnues… Mon coeur ne bat plus pour personne depuis si longtemps !… Quand la petite se tait, je la regarde avec inquiĂ©tude. Elle se perd dans des pensĂ©es tristes que je voudrais pouvoir effacer de la main sur son front… On dirait qu’elle ne trouve plus les mots de son histoire, et je l’appelle ma petite muette… son regard qui suit le vol d’une mouette revient alors vers moi et elle se met Ă  rire… Un jour, son père avait fabriquĂ© pour elle un pantin. Il l’avait accrochĂ© au-dessus de son lit. Le soir, avant de s’endormir, elle s’amusait Ă  tirer sur la ficelle qui articulait ses membres. Elle aimait son pantin comme un ami. C’est Ă  lui qu’elle se confiait quand elle avait un souci, comme le jour oĂą elle avait appris que les autoritĂ©s du pays voulaient dĂ©molir leur maison… Elle se tait, ses yeux sont remplis de larmes… j’ai la sensation de voir ses pensĂ©es se fracasser contre les murs dĂ©truits… elle ne connaissait pas le jour exact, un matin, la famille fut rĂ©veillĂ©e par de grands coups dans la porte, et l’enfant avait enfilĂ© ses habits Ă  toute vitesse, oubliant de dĂ©crocher son ami pour le mettre Ă  l’abri dans le berceau de son sac… elle l’avait vu ensuite gesticuler contre le mur de sa chambre en train de s’effondrer… je voudrais tant l’aider Ă  relever les ombres de sa vie ancienne !… La tristesse de ses souvenirs entre en rĂ©sonance avec la mienne… de très lointaines rĂ©miniscences me reviennent bizarrement d’un passĂ© que je croyais mort ou annulĂ©, complètement annihilĂ©… je comprends aujourd’hui comme jamais pourquoi j’avais dĂ©sirĂ© tout oublier !… La mĂ©moire est comme une maison qui serait Ă  la fois intacte et dĂ©molie. Les objets du souvenir restent Ă  leur place, mais on ne peut plus les toucher… une sorte d’écran nous sĂ©pare de nos sensations… sous les coups de boutoir assenĂ©s par le temps comme par les vĂ©ritables machines Ă  dĂ©truire, les Ă©chafaudages intĂ©rieurs se disloquent en tentant de retenir intactes des constructions condamnĂ©es… L’enfant ne le sait pas encore… elle rassemble ses petites forces pour essayer de recoller les morceaux et de reboucher les trous… elle ne sait pas encore que l’entreprise est vaine, que les murs de la maison dĂ©molie ne se relèveront jamais, que son ami le pantin a dĂ©finitivement disparu au milieu des gravats… En l’écoutant, je me promène au milieu des ruines de ma propre existence… je me souviens d’un pantin ou de son Ă©quivalent… je me souviens des guerres que j’ai subies et du dĂ©sespoir qui en rĂ©sulte… sa peine m’accable… par un Ă©trange dĂ©doublement, je me sens ĂŞtre cette petite fille mystĂ©rieuse venue d’ailleurs qui se blottit contre moi… j’ai le sentiment troublant que ses sentiments sont les miens, que son histoire rejoint la mienne… il y a si longtemps… dans une maison abandonnĂ©e dans les dunes… les mouettes rieuses paraissaient se moquer !… je jouais près d’un blockhaus… j’écoutais l’appel narquois des mouettes en rĂŞvant de voyages et de grands horizons… ce qu’il s’est passĂ© ensuite ?… je n’imaginais pas cela possible… ma mĂ©moire Ă  cet endroit est une sorte de trou noir qui a tout englouti…

Blogueurs/euses solidaires #UnNomPourDireNon

Je propose « misopauvre » sur le modèle de misanthrope,

et misopauvreté (ou socialphobie: peur des cas sociaux, des gens qui habitent dans les HLM, le logement dit social)

ou phobomisopauvre…
FG

Journal d'un #antifa (parmi d'autres)

Quand j’ai vu  cette campagne sur twitter d’ATD Quart-Monde, voilà qui a aussitôt fait sens en moi.  j’ai donc eu envie de les aider en leur apportant mon bien modeste concours, avec ce c ce que je sais faire de mieux : ce blog.

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Voici la vidéo, à la fois tellement sobre et si émouvante :

Hé oui, il faut se rendre à l’évidence : l’une des pires discriminations qui soit n’a pas de nom, comme le confirme l’Académie française :

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En lisant le tweet de départ d’ATD Quart-Monde, j’ai aussitôt fait le rapprochement, comme je l’ai fait savoir spontanément à l’administrateur/trice de ce compte,  avec l’histoire de cette bande d’ultra-libéraux qui font passer leur haine des pauvres, des ouvriers, des gauchistes et des syndicalistes  pour un sport comme un autre, qui les amuse beaucoup. Je ne remercierai d’ailleurs jamais assez Denis Robert (malgré une erreur qui ne change rien…

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PĂ©tition contre la destruction du bidonville

Jungle de Calais, arrĂŞter les bulldozers!

Passeurs d'hospitalités

(Petition in English bellow)

À partir du mois de mars 2015, les autorités ont chassé les exilé-e-s des différents lieux où ils et elles s’étaient installé-e-s à Calais et aux environs, vers un terrain inhospitalier à l’écart de la ville, où ces personnes étaient sensé-e-s être « tolérées », selon le terme utilisé par ces mêmes autorités.

Aujourd’hui la destruction du bidonville qui s’est construit là a commencé. La préfète du Pas-de-Calais annonce qu’elle va se poursuivre (voir ici, ici et là).

Aucune perspective autre qu’encore plus de précarité n’est offerte aux habitant-e-s. Une pétition est donc ouverte, en français et en anglais, non pour défendre le bidonville en tant que tel, il ne devrait pas exister, mais pour s’opposer à la destruction sans solution adaptée.

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Premier_Ministre_Valls_Ministre_de_lInterieur_Cazeneuve_Prefete_Buccio_Arretez_la_destruction_de_la_Jungle_de_Calais

« Premier Ministre Valls, Ministre de l’Interieur Cazeneuve, Préfète Buccio: Arrêtez la destruction de la Jungle de Calais!

Pourquoi c’est important
Malgré…

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Les mille et une manières de bâillonner la presse

On n'est pas des moutons

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Le 3 mai, c’est la Journée mondiale de la liberté de la presse. Une liberté de la presse parfois bafouée, muselée. Dans certains pays, c’est la sécurité des journalistes et des médias dans leur ensemble qui posent problèmes, dans d’autres pays la pression exercée par le pouvoir en place contre les médias peut se révéler une arme tout aussi efficace que les menaces directes.

Il existe mille et une manières d’étouffer l’information, la plus radicale étant d’éliminer le messager, soi en l’assassinant, soit en le mettant en prison pour longtemps. L’une des plus célèbres journalistes de Chine, Gao Yu, âgée de 71 ans, vient d’être condamnée à sept ans de prison pour divulgation de secret d’Etat. Au Vietnam, les pressions vont jusqu’au harcèlement des familles des journalistes. En Ethiopie, ce sont les blogueurs indépendants qui sont les victimes de l’acharnement judiciaire.

Mais la censure peut s’exercer aussi sous couvert de…

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Amnesty – A corps perdu

RĂ©sistance Inventerre

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Spectaculaire opération d’Amnesty International UKmercredi matin sur la plage réputée tranquille de Brighton en Angleterre : 200 sacs contenant de faux restes humains y ont été exposés afin d’alerter sur le sort tragique des migrants en Méditerranée.
Des membres de l’ONG se sont même zippés dans certains. Une action relayée avec le hashtag #dontletthemdrown(« ne les laissez pas couler »).

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LA FRATERNITÉ SUR LA PLACE

Passeurs d'hospitalités

Le 21 mars est la journée mondiale contre le racisme. Un rassemblement était organisé à Calais comme dans une dizaine de ville de France.

Mais à Calais, il a été interdit par la municipalité sous prétexte de veille d’élection. L’arrêté d’interdiction a été affiché sur le lieu le matin même – trop tard donc pour le contester, trop tard aussi pour prévenir les participants au rassemblement.

Celui-ci a donc eu lieu. Un peu timidement au début, on ne savait pas si la police allait intervenir, on a surtout discuté les uns avec les autres, contents de se retrouver là. Puis rien ne se passant, quelqu’un a apporté du thé chaud, des gâteaux, puis une sono, la musique a appelé la danse. Des gens de quatre continents se sont trouvés ensemble.

Le code électoral français prévoit que les électeurs aient une journée de réflexion avant le vote, et que la…

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